Au dix-​neuvième siècle, la nature a basculé dans le domaine de l’invisible au coeur duquel nous avons appris à puiser.
Nous libérant de la dépendance au mouvement brut des eaux et du vent, nous avons mis la main sur les forces qui ordonnent les particules de l’univers.
Nous avons appris à les canaliser, à les plier; à leur faire suivre, dans l’espace, des tracés de but en but.
Nous avons construit des encriers atomiques.
Nous écrivons à même la matière.
Nous gribouillons le papier électrique d’un récit rien qu’à nous sans prévoir de chute.
Il s’arrêtera en plein vol au moment où s’épuisera la batterie.
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Pour faire référence à ceci: André Ourednik, « électricité » in Wikitractatus, 24.01.2012. abonnement par e-mail | RSS | azoth |