À l’arbre, le monde se donne comme intensité.
À toi et à moi, il se donne comme spatialité. Et si c’est par rapport à l’intensité que l’arbre étend ou rétracte son soi, tu en fais de même avec l’espace: « si le monde était fumée, c’est par les narines que nous distinguerions (ei panta ta eonta kapnos genoito, rhines an diagnoien).«
L’espace te parle, l’autre te parle à travers l’espace, tu te parles à travers l’espace. Écoute bien l’espace.
Si tu t’y perds c’est que tu t’es perdu, il te faut marcher encore comme si ton corps était une machine, jusqu’à ce que tu retrouves la sensation de marcher sur un chemin.
Si tu n’arrêtes pas de t’enliser dans des culs-de-sac, c’est que tu es sur une mauvaise piste. Il te faut chercher autrement.
cf.: temps
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Pour faire référence à ceci: André Ourednik, « espace » in Wikitractatus, 11.02.2012. abonnement par e-mail | RSS | azoth |