La lumière, croit–on, permet de posséder les choses en s’assurant de leur place dans le champ visuel.
Elle n’a longtemps été qu’une occasion offerte par la nature, lorsque le soleil ou la lune daignaient éclairer le monde. La situation a changé lorsque l’humain s’est approprié le pouvoir de produire du feu. La lumière est alors devenue une conquête de la volonté.
L’électricité a fait de la lumière une conquête collective, puis une évidence, car on oublie vite ce que l’on se doit.
S’approcher de la source de la lumière revient à la fois à déconstruire le pouvoir et à le chercher. Avec le risque de suivre, comme un papillon de nuit, les choses qui reflètent. Ou de s’embourber dans la matière invisible.
Car la matière subjugue la lumière. Elle la reflète, l’absorbe, l’empêche de passer. Et elle lui donne corps. Joaquín Sorolla a achevé, en 1905, un tableau nommée « Nadadores », démontrant ce jeu entre matière et lumière, dans lequel l’humain s’insère plutôt que ne domine, et dans lequel il joue sa vie.
cf. lueur.
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Pour faire référence à ceci: André Ourednik, « lumière » in Wikitractatus, 15.01.2012. abonnement par e-mail | RSS | azoth |