L’humain se sert des structures extérieures (étoiles, soleil, animaux…) pour structurer ses propres idées en les rapprochant les unes des autres. Il dessine des analogies.
L’analogie dont tu fais part à autrui, par le moyen de l’image ou de la parole, est un moyen de cohabitation. Metaphoroi désigne chez Aristote le transport en commun.
Mais il arrive que l’outil devienne la source même de l’agir. La métaphore par exemple, peut se substituer à ceux qui en font usage. Ils ne cohabitent plus. Ils envoient la métaphore à leur place.
Pour les enfants d’Abraham, la métaphore elle-même constitue un sujet. Elle est autonome.
Le sens de la métaphore se transforme alors même que tu le dévoiles. Le là-bas devenant ici n’est jamais tout à fait le même que là-bas. La métaphore vit. Sa nourriture est ton itinéraire. L’objet transitionnel donne sans cesse naissance à son propre enfant.
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Pour faire référence à ceci: André Ourednik, « métaphore » in Wikitractatus, 22.04.2012. abonnement par e-mail | RSS | azoth |