Ce qu’est la nature se révèle dans les manières d’en jouir. Il existe deux manières complémentaires de jouir de la nature.
– Une manière « négative », où tu jouis de la nature comme absence: l’absence d’humains, l’absence d’artefacts, l’absence d’injonctions à être humain.
– Une manière « positive », dans laquelle tu jouis de la nature comme altérité.
En étudiant la nature, tu te subjectivises en objet, et tu y donnes ainsi accès à la pensée et à la parole d’autrui. La nature, comme tout ce que tu regardes, est impensable sans toi, comme tu es impensable, y compris à toi-même, sans prendre en compte ce que tu vois et par où tu passes.
Pourtant, on distingua un jour le je du monde, et la culture de la nature, et l’on finit par les opposer.
On ne retint que la nature, l’instaurant en sphère première.
Trop poltron ensuite pour en distinguer un je, on supprima la culture et l’on s’instaura soi-même en chose.
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Pour faire référence à ceci: André Ourednik, « nature » in Wikitractatus, 22.04.2012. abonnement par e-mail | RSS | azoth |