Il y a deux sortes de récits:
– Le récit qui s’immerge dans la vie du conteur pour en ressurgir vivant, vecteur de la vie des mots et de la vie du conteur. Ce récit-là s’apparente, comme dans l’image de Walter Benjamin, à la terre glaise (proto-vivant chtonique) recevant les empreintes digitales du potier (sur-vivant anthropique).
– Le récit qui n’est que mise en forme diachronique de données. Le récit automatique fabriqué en série par une machine idéologique.
Il faut bien choisir son récit, car tout récit est justificateur de son prolongement.
Le choix du récit vivant ne saurait suffire, car tout vivant recèle d’un potentiel de devenir machine, de devenir total. La démultiplication des récits est la seule source possible du futur.
Les logiques de la tabula rasa sont meurtrières et impuissantes.
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Pour faire référence à ceci: André Ourednik, « récit » in Wikitractatus, 22.04.2012. abonnement par e-mail | RSS | azoth |