Le présent se donne de prime abord comme un cocon d’insouciance existentielle. Mais il est rudement mis à l’épreuve par la mémoire, aujourd’hui même mécaniquement amplifiée. Tu dois cohabiter avec tout, y compris avec les instants grotesques accumulés au fil de tes années. Y compris avec les impressions inégalables de toutes les « première fois », qu’il faudrait plutôt oublier, pour aborder la vie avec étonnement.
Le physicien Ersnt Stückelberg note qu’ »un adolescent est saisi de tristesse en comprenant que l’instant présent n’existe pas. »
Beaucoup de choses et de faits convergent dans le présent. Dont les schèmes d’action intégrés dans ton être, activés en saccades aléatoires que tu ne contrôles pas, mais dont tu réponds, car on t’en fait répondre.
cf. polytemporalité