À regarder de près les « dirigeants du monde », tu ne trouves que des inquiets, qui s’imaginent décider de chaque seconde de chaque vie humaine. Ils n’œuvrent pourtant qu’à la périphérie des existences, comme un ennui lointain.
Les larbins de rois médiévaux, par exemple, séparent les humains libres des non-libres dans leurs textes de loi. Et pourtant les libres et les non-libres se mélangent comme si de rien : ils se marient, s’entraide. Par ce que l’œil de l’inquiet n’est jamais ubique.
Les nomades traversent la steppe. Un homme à cheval s’approche. Il crie que la famille impériale a été remplacée par une république de dictateurs. Les nomades acquiescent et reprennent la route. En ville, les marchands attendent leurs perles et leurs livraisons de peau de lièvres.
cf. inquiétude