Le corps est déjà en soi une méthode par laquelle se fait connaître la logique du monde.
Le mouvement du corps à travers le monde donne du sens au corps. Chemin faisant, un corps devient humain.
Ou alors plus qu’humain.
Ou alors moins qu’humain.
Pâques 2011: on célèbre en même temps le corps béatifié du Pape et le corps capturé d’Oussama. La foule exulte à Washington en faisant sonner les klaxons comme les trompettes de Jéricho. On fera tomber les murs invisibles du monde pour s’y épancher à son aise. Le mythe rejoint le réel et le crucifix devient une paire de coordonnées: un croisement des longitudes et des latitudes, interface technique pour assigner chaque corps à sa place.
Le 28 décembre 1963, Castaneda écrit: « si j’acceptais l’idée qu’il fût possible de perdre mon corps, je perdais du même coup tout mon rationalisme. » La raison est intimement liée à une compréhension physico-mathématique du corps. Le corps vécu est polymorphe et discontinu.
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Pour faire référence à ceci: André Ourednik, « corps » in Wikitractatus, 01.10.2011. abonnement par e-mail | RSS | azoth |